Le groupement de Mudusa fait face à des rumeurs alarmantes sur la disparition d’organes génitaux, principalement masculins, provoquant panique et violences dans la communauté. La société civile Forces Vives de Mudusa tire la sonnette d’alarme pour rétablir la vérité et apaiser la population.
Dans un communiqué daté du mardi 17 mars 2026, le président François Mubalama a affirmé : « Ces rumeurs sont sans fondement et ne reposent sur aucune preuve concrète ». La structure a contacté plusieurs hôpitaux de la région qui n’ont rapporté aucun cas de disparition réelle d’organes génitaux.
La Société Civile souligne que ces fausses informations ont déjà entraîné des violences : la semaine dernière, un jeune garçon a été torturé par une justice populaire à Mudusa, accusé à tort d’être impliqué dans la disparition d’organes génitaux. Après enquête, il a été établi que la victime était innocente.
De tels cas illustrent un phénomène plus large dans l’Est de la RDC depuis plus d’un mois, où des accusations infondées ont conduit à des tortures, lynchages et autres violations des droits humains. À Mudaka, un père de famille a été tué dans des circonstances similaires, accusé sans preuve tangible d’avoir provoqué la disparition d’organes génitaux.
Ces rumeurs ont semé la peur dans la population. Certaines personnes utilisent des épingles ou des élastiques pour se « protéger », tandis que des enfants rapportent quotidiennement à leurs parents qu’ils doivent se protéger contre ce phénomène imaginaire. Des témoins rapportent également des incidents isolés où des individus affirment avoir retrouvé leur organe disparu après l’avoir « perdu ».
La Société Civile appelle donc au calme et exhorte les habitants à ne pas céder à la manipulation. Elle condamne fermement toute forme de violence et encourage les autorités compétentes à enquêter sur ces rumeurs afin de rétablir la paix et la sécurité dans le groupement.
« Nous sommes convaincus que la vérité finira par triompher et que notre communauté retrouvera la paix et la stabilité », conclut la NDSCI. La structure invite par ailleurs la population à collaborer avec les leaders locaux et les autorités pour prévenir de nouvelles violences et restaurer la confiance au sein des communautés.
Sylvie Bahati

